Publié le 30 mai 2026 · Mis à jour le 31 mai 2026

Santé & Pharmacie : révolution GLP-1, vague ADC et gestion des brevets

Révolution GLP-1, vague ADC et falaise des brevets 2025-2030 : thèse d'investissement sur J&J, AbbVie, Eli Lilly, Novo Nordisk, Roche, Sanofi et AstraZeneca.

Analyse sectorielle · Mai 2026 · Secteur : Pharmacie, Biotechnologie, Dispositifs médicaux · Horizon : 3-10 ans

Introduction : un secteur à double visage

Le secteur pharmaceutique occupe une place paradoxale dans les portefeuilles d'investisseurs. D'un côté, des machines à flux de trésorerie munies de fossés concurrentiels formidables : brevets, essais cliniques coûteux à reproduire, réseaux de distribution mondiaux. De l'autre, des risques spécifiques et brutaux : falaises de brevets, échecs cliniques à plusieurs milliards, pressions réglementaires sur les prix.

En 2025-2026, ces tensions atteignent un paroxysme. La révolution des agonistes du récepteur GLP-1, une classe de médicaments d'abord développée pour le diabète de type 2 et désormais plébiscitée pour le traitement de l'obésité, redistribue les cartes de la médecine chronique. Les ADC (anticorps conjugués aux médicaments, qui associent la précision des anticorps monoclonaux à la puissance cytotoxique de la chimiothérapie) transforment l'oncologie, et pas moins de 300 milliards de dollars de revenus annuels mondiaux perdront leur protection par brevet d'ici 2030. Pour l'investisseur patient, qui sait distinguer les gagnants des perdants, le secteur offre des opportunités rarement vues depuis une décennie.

1. Profils d'investissement : qui distribue quoi, depuis combien de temps ?

Les Dividend Kings américains

Les Dividend Kings désignent les sociétés américaines ayant relevé leur dividende chaque année pendant au moins 50 années consécutives. La pharmacie en compte plusieurs parmi les plus emblématiques.

Johnson & Johnson reste la référence absolue. En avril 2025, J&J a annoncé sa 63e augmentation consécutive du dividende, le portant à 5,20 dollars annuels par action (+4,8 %), pour un rendement d'environ 2,3 %. La séparation de Kenvue (activités grand public) en 2023 a recentré J&J sur ses deux moteurs : médicaments innovants (oncologie, immunologie) et dispositifs médicaux. J&J est le choix « roc » du secteur : moins de croissance, mais une fiabilité sans égale.

AbbVie est le cas le plus fascinant du secteur. Héritier de 54 ans d'augmentations consécutives via sa lignée Abbott, AbbVie affiche en mai 2026 un rendement de 3,2 % avec un dividende annualisé d'environ 6,56 dollars. Ses résultats 2025 ont été exceptionnels : 61,2 milliards de dollars de revenus (+8,6 %), un record absolu malgré l'effondrement d'Humira face aux biosimilaires (copies de biothérapies dont les brevets ont expiré). La transition post-Humira, jugée impossible par les sceptiques, est désormais accomplie.

Merck & Co a augmenté son dividende à 0,85 dollar trimestriel début 2026 (+4,9 %), pour un rendement de 2,8 %. La société dépend à 42 % de Keytruda (29,5 milliards de dollars en 2024), ce qui concentre le risque sur 2028, mais sa stratégie de réponse est sophistiquée, comme nous le verrons.

Pfizer affiche le rendement le plus élevé du groupe américain : environ 6,4 %, avec un dividende de 1,68 dollar annualisé. C'est à la fois attractif et révélateur d'un cours déprimé post-COVID. La société n'a réalisé aucun rachat d'actions en 2024-2025 pour préserver sa capacité d'investissement dans l'intégration de Seagen.

Eli Lilly et Novo Nordisk sont dans une catégorie à part : des valeurs de croissance qui ont redéfini le secteur pharmaceutique. Lilly affiche un rendement symbolique de 0,65 % mais ses revenus ont progressé de +45 % en 2025, portés par la domination du marché GLP-1. Novo Nordisk, avec un rendement d'environ 2 %, a subi une correction de plus de 40 % depuis ses sommets de 2024, à la suite des déceptions cliniques sur CagriSema.

L'Europe : qualité solide, handicap du franc suisse

Roche a versé 9,80 CHF brut par action en 2025, soit le 29e exercice consécutif de hausse. Le dividende net de la retenue à la source suisse de 35 % s'établit à 6,37 CHF, un facteur fiscal à bien intégrer dans l'analyse de rendement. Au T1 2026, Roche affiche une croissance de +6 % en devises constantes, qui devient -5 % en CHF après conversion : l'appréciation du franc suisse (+12 % contre le dollar en 2025) est le principal frein à la valorisation. Roche traite actuellement avec une décote estimée à 31 % par rapport à sa valeur intrinsèque.

Novartis a augmenté son dividende pour la 29e année consécutive à 3,70 CHF par action (+5,7 %), pour un rendement d'environ 3,1-3,9 %. Après la cession de Sandoz (génériques, cotée séparément), Novartis est désormais purement focalisée sur les médicaments innovants (Entresto, Kisqali, Cosentyx), avec un profil de risque mieux maîtrisé.

Sanofi offre un rendement d'environ 3,5-4 %, avec une politique de distribution en euros lisible pour les investisseurs PEA. Les revenus 2025 ont atteint 43,63 milliards d'euros (+9,9 %), tirés par Dupixent. La cession à 50 % d'Opella (santé grand public) à CD&R en avril 2026 libère des ressources pour le portefeuille innovant. L'action est éligible au PEA.

AstraZeneca est un cas unique : un rendement modeste (~1,5 %) pour une valorisation de croissance pleinement assumée. Les revenus 2025 ont atteint environ 54,2 milliards de dollars (+8 % en devises constantes), avec 16 médicaments générant plus d'un milliard de dollars de revenus annuels chacun (blockbusters). La transformation depuis 2013, de groupe en quasi-faillite stratégique à champion mondial, est l'une des plus remarquables de l'industrie.

GSK complète le tableau avec un rendement d'environ 3,8-4 %. Après la scission de Haleon (santé consommateur), GSK se repositionne sur l'infectiologie et les vaccins. Arexvy (vaccin RSV) génère plus de 800 millions de livres par trimestre.

2. La révolution GLP-1 : le plus grand bouleversement thérapeutique depuis 20 ans

Les agonistes du récepteur GLP-1 représentent probablement la disruption thérapeutique la plus massive depuis les statines. Le marché mondial était estimé à 66 milliards de dollars en 2025 et devrait atteindre 82 milliards en 2026, avec des projections à 254 milliards d'ici 2034 (taux de croissance annuel composé de 16,8 %).

Eli Lilly prend la tête du duopole

Eli Lilly a réalisé une percée spectaculaire. Au T4 2024, les revenus GLP-1 de Lilly (Mounjaro + Zepbound) atteignaient 11,7 milliards de dollars sur le seul quatrième trimestre, soit 61 % du total du groupe. Mounjaro contrôle plus de 55 % des nouvelles prescriptions incrétines en diabète de type 2. Les revenus totaux 2025 de Lilly ont atteint 65,2 milliards de dollars (+45 % sur un an). Pour 2026, la direction guide 80-83 milliards, une croissance de 25 % supplémentaires.

La déconvenue Novo Nordisk

Novo Nordisk traverse une phase délicate. Ses revenus 2025 n'ont progressé que de 10 %, bien en deçà des attentes. Le coup de grâce est venu de CagriSema : les essais REDEFINE ont montré une réduction de poids de 22,7 %, contre 25,5 % pour la tirzepatide de Lilly, insuffisant pour démontrer la supériorité. En février 2026, le cours de Novo a chuté de 16 % en une seule séance. La dépréciation de 40 %+ depuis les sommets intègre cependant beaucoup de mauvaises nouvelles, et Ozempic reste le médicament de référence du diabète de type 2 mondial.

La prochaine génération et l'arrivée des challengers

D'ici 2028, plusieurs challengers pourraient briser le duopole : MariTide d'Amgen (conjugué GLP-1/GIP mensuel, jusqu'à 20 % de perte de poids), survodutide de Boehringer Ingelheim (double agoniste GLP-1/glucagon, ~19 %), et surtout retatrutide de Lilly (triple agoniste GIP/GLP-1/glucagon, jusqu'à 28,7 % de perte de poids en essais cliniques). Les GLP-1 ne sont pas non plus sans effets secondaires : perte de masse musculaire, effets gastro-intestinaux, et coût encore très élevé (~15 000 $/an aux États-Unis hors remboursement) limitent la pénétration.

L'impact du GLP-1 dépasse la pharmacie : les essais SELECT ont montré que le sémaglutide réduit les événements cardiovasculaires majeurs de 20 %, ce qui érode mécaniquement le marché des antihypertenseurs et des statines à très long terme, et soulève des questions pour les fabricants de dispositifs cardiaques.

3. Les ADC : la prochaine vague en oncologie

Le marché des ADC était évalué à 11-13 milliards de dollars en 2025 et pourrait atteindre 33-75 milliards d'ici 2034. Plus révélatrice encore : 227 milliards de dollars de transactions ont été signés dans le secteur ADC depuis 2020, reflet d'une conviction industrielle massive.

  • AstraZeneca / Daiichi Sankyo : Enhertu (trastuzumab déruxtécan) domine avec des approbations dans le cancer du sein, du poumon et de l'estomac HER2+. Le portefeuille d'AZ inclut le datopotamab déruxtécan (TROP2) et le patritumab déruxtécan (HER3).
  • Pfizer : l'acquisition de Seagen pour 43 milliards de dollars en 2023 lui a donné accès à Padcev, Adcetris et Tivdak. Les synergies commerciales commencent à se matérialiser en 2026.
  • AbbVie : l'acquisition d'ImmunoGen lui apporte Elahere (ADC anti-FRα) dans le cancer de l'ovaire.
  • Roche : Kadcyla (trastuzumab emtansine) reste un produit de référence, mais son avance technologique s'est érodée face à Enhertu. Roche investit dans de nouveaux ADC pour maintenir sa position.

La prochaine frontière : les ADC hors oncologie, notamment en auto-immunité. Si les données cliniques confirment l'efficacité dans des indications comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus, le marché adressable doublerait.

4. La falaise des brevets 2025-2030 : 300 milliards en jeu

L'industrie fait face à la menace la plus concentrée de son histoire récente. Entre 2025 et 2030, plus de 300 milliards de dollars de revenus annuels perdront leur protection aux États-Unis.

La leçon AbbVie : il est possible de survivre

Depuis la perte d'exclusivité américaine d'Humira en janvier 2023, les ventes ont chuté de plus de 60 %. AbbVie avait anticipé en construisant patiemment Skyrizi et Rinvoq, qui ont généré ensemble 25,9 milliards de dollars en 2025, en hausse de 8 milliards sur un an, avec un objectif de 31 milliards en 2027. La transition est réussie et constitue le cas d'école du secteur.

Merck : la stratégie de prolongation de brevet de Keytruda

L'expiration principale de Keytruda en 2028 représente peut-être « la perte de brevet la plus conséquente de l'histoire pharmaceutique ». Avec 29,5 milliards de dollars de ventes en 2024 (42 % des revenus de Merck), l'enjeu est colossal. La réponse : une formulation sous-cutanée approuvée en septembre 2025 (Keytruda SC), avec des brevets sur cette formulation potentiellement valides jusqu'en 2042. Une conversion de 30-40 % des patients vers cette version déplacerait l'exposition aux biosimilaires sur la formulation intraveineuse. En parallèle, Winrevair (hypertension artérielle pulmonaire) a généré 1,4 milliard de dollars en 2025 et Capvaxive (vaccin pneumococcique 21-valent) 759 millions.

Les plus exposés

Bristol-Myers Squibb est la société la plus exposée proportionnellement : Eliquis (>10 milliards de dollars annuels, brevets expirant 2027-2029) et Opdivo représentent ensemble près de 47 % de ses revenus à risque d'ici 2030. Pfizer cumule plusieurs expirations majeures (Xeljanz, Ibrance, Eliquis côté Pfizer) sans avoir encore d'actif compensateur identifié à la même échelle que Seagen en oncologie.

5. L'IA dans la découverte de médicaments : promesses et réalités de calendrier

La convergence entre intelligence artificielle et biologie moléculaire est réelle, mais les délais sont incompressibles.

Isomorphic Labs (société issue de Google DeepMind, la division IA d'Alphabet, créée en 2021 comme entité indépendante dédiée à la biologie computationnelle) a levé 2,1 milliards de dollars en tour de table de croissance (Série B) et signé des contrats pouvant atteindre 2,9 milliards avec Novartis et Eli Lilly. Au Forum Économique Mondial de janvier 2026, Demis Hassabis a annoncé que les premiers essais cliniques sur des molécules conçues par IA sont attendus pour fin 2026, une étape historique.

Recursion + Exscientia (fusionnés en 2024) forment la plateforme la plus intégrée, combinant imagerie biologique haute résolution et conception moléculaire automatisée via le superordinateur BioHive-2 (partenariat NVIDIA). Leur portefeuille de médicaments en développement (pipeline) inclut REC-3964 en Phase II et REC-1245 en Phase I.

La réalité prudente : aucune molécule entièrement conçue par IA n'a encore reçu d'approbation réglementaire. Le délai moyen entre cible thérapeutique et approbation reste de 10-15 ans. L'IA compresse la phase de découverte initiale, de 5-6 ans potentiellement à 1-2 ans, mais les phases cliniques humaines sont incompressibles. Les premiers bénéfices commerciaux significatifs de l'IA en pharma sont vraisemblablement attendus dans la seconde moitié des années 2030. L'investisseur doit garder ce délai en tête.

6. Dispositifs médicaux : entre vent favorable et disruption GLP-1

Les « big four » des dispositifs médicaux combinent solidité opérationnelle et dividendes réguliers, mais leur thèse d'investissement repose avant tout sur leur position concurrentielle dans des marchés à forte barrière réglementaire :

  • Medtronic : rendement ~3,3 %, Dividend Aristocrat (société du S&P 500 ayant relevé son dividende pendant au moins 25 années consécutives) avec 47+ années consécutives de hausse. Principal risque : recul de la chirurgie bariatrique lié aux GLP-1, compensé par la croissance de la neuromodulation et du robot chirurgical Hugo.
  • Abbott Laboratories : rendement ~2,5 %, croissance continue. Leader dans les capteurs de glycémie en continu (CGM) via FreeStyle Libre, en pleine expansion paradoxalement liée au GLP-1 : les patients sous ces traitements ont encore plus besoin d'un suivi glycémique précis.
  • Becton Dickinson : 54e augmentation consécutive du dividende, retour de 2,2 milliards aux actionnaires en 2025. Exposition modeste aux GLP-1.
  • Stryker : rendement ~1 %, mais croissance soutenue. Les GLP-1 sont potentiellement positifs : des patients qui ne pouvaient pas être opérés en raison d'un indice de masse corporelle (IMC) trop élevé deviennent candidats à la chirurgie orthopédique après perte de poids.

7. Comment se positionner selon son profil ?

Valeur Rendement Historique de hausse Profil Atout clé / risque principal
Johnson & Johnson ~2,3 % 63 ans Défensif absolu Fiabilité maximale · Pipeline innovant + MedTech
AbbVie ~3,2 % 54 ans Dividende + croissance Transition post-Humira réussie · Skyrizi+Rinvoq 31 Md$ en 2027
Merck & Co ~2,8 % 15+ ans Équilibré Keytruda SC breveté 2042 · Winrevair montant en puissance
Pfizer ~6,4 % 15+ ans Rendement élevé / risque Cours déprimé · ADC Seagen option de valeur · Transition difficile
Eli Lilly ~0,6 % 10+ ans Croissance pure GLP-1 dominance · Revenus +45 % en 2025 · Valorisation exigeante
Novo Nordisk ~2,0 % ~10 ans Rebond / risque -40 % depuis sommets · CagriSema déçu · Ozempic solide
Roche ~3,0-3,5 % 29 ans Valeur décotée · CHF Décote 31 % vs valeur intrinsèque · Retenue source 35 % à gérer
Novartis ~3,1-3,9 % 29 ans Équilibré · CHF Focus innovant post-Sandoz · Entresto, Kisqali solides
Sanofi ~3,5-4 % 30+ ans Défensif · PEA Dupixent en forte croissance · Opella cédée · Éligible PEA
AstraZeneca ~1,5 % Régulier Croissance qualité 16 blockbusters · ADC (Enhertu) · Transformation exemplaire
GSK ~3,8-4 % Régulier Recentré vaccins Arexvy RSV >800 M£/trim · Infectiologie différenciée
Medtronic ~3,3 % 47+ ans Dispositifs médicaux Dividend Aristocrat MedTech · Robot Hugo · Vent contraire bariatrique

Conclusion : trois repères pour naviguer la décennie de transformation

La pharmacie mondiale traverse une mutation accélérée sur tous les fronts à la fois : révolution thérapeutique GLP-1, vague ADC en oncologie, 300 milliards de brevets expirant d'ici 2030, IA dans la découverte, disruption des dispositifs médicaux. Trois repères guident la sélection.

1. Privilégier les sociétés qui ont déjà prouvé leur capacité de transition. AbbVie, AstraZeneca, J&J ont chacune traversé au moins un cycle complet de perte de brevet majeur et démontré qu'elles savaient rebondir. Cette résilience prouvée vaut une prime de qualité.

2. Se méfier des rendements trop élevés sans catalyseurs clairs. Un rendement de 6-7 % dans ce secteur reflète généralement une situation problématique. Pfizer mérite surveillance avant tout investissement significatif : l'intégration Seagen est complexe, les pressions sur les prix aux États-Unis exercées par l'Inflation Reduction Act (IRA) sont réelles, et le profil de revenus post-COVID reste difficile à lire.

3. Intégrer la dimension euro-suisse pour les investisseurs francophones. Roche et Novartis offrent des valorisations décotées liées à des facteurs mécaniques (franc suisse, retenue à la source de 35 %) plutôt qu'à des faiblesses fondamentales. Sanofi reste le meilleur accès au secteur pharmaceutique en PEA, avec un dividende en euros, une croissance visible via Dupixent, et une valorisation raisonnable.

Dans l'ère post-pandémique, la santé reste l'un des secteurs les plus défensifs du marché : les personnes ne choisissent pas de tomber malades lors des récessions. La sélection rigoureuse entre les gagnants de la transition, ceux qui ont identifié leur prochain médicament phare avant que l'actuel n'expire, et les perdants du cycle est la compétence clé pour extraire de la valeur de ce secteur sur les dix prochaines années.

Indicateurs à suivre chaque trimestre

  • Données cliniques GLP-1 : chaque lecture d'essai (perte de poids, événements cardiovasculaires, effets secondaires) peut redistribuer les parts du duopole Lilly/Novo Nordisk ou valider un challenger.
  • Approbations FDA/EMA en oncologie ADC : chaque nouvelle indication approuvée élargit le marché adressable d'AstraZeneca, Pfizer-Seagen ou AbbVie.
  • Ventes de Skyrizi et Rinvoq d'AbbVie (guidance annuelle révisée) : le succès de la transition post-Humira se lit à ce seul chiffre.
  • Taux de conversion Keytruda SC (Merck) : l'adoption de la formulation sous-cutanée par rapport à l'intraveineuse détermine l'exposition aux biosimilaires après 2028.
  • Avancées législatives de l'IRA (liste des médicaments soumis à négociation de prix) : toute extension affecte directement les perspectives de Merck, AbbVie et Bristol-Myers Squibb.
  • Cours de Pfizer : baromètre du sentiment du marché sur l'intégration Seagen et la reconstitution du portefeuille post-COVID.

Sources principales : Rapports annuels et trimestriels SEC/AMF des sociétés citées (2025-2026) · AbbVie FY2025 Earnings · Roche Q1 2026 Sales Update · Merck Keytruda SC FDA Approval (sept. 2025) · GlobeNewsWire, ADC Innovation Report 2025 · PeptideJournal, GLP-1 Market Q1 2026 · Forum Économique Mondial, Demis Hassabis (janvier 2026) · DeepCeutix Patent Cliff Analysis 2025-2030.

Avertissement : cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

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